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 A - LES DERNIERS SEIGNEURS ET LEURS SUCCESSEURS

Après la dynastie des Reux, la seigneurie a été occupée par plusieurs familles de noblesse plus modeste, plus cachées aussi, avant de retrouver une stabilité au XVIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

B - DERNIERS FAITS MARQUANTS DE LA SEIGNEURIE.

       a) Le recouvrement des rentes seigneuriales.

Les seigneurs de Reux avaient un tribunal et un droit de basse justice. Un pouvoir judiciaire réduit au règlement à l'amiable des petits différends, mais étendu quand il s'agissait de faire rentrer les rentes seigneuriales.

Tous les habitants de Reux devaient au seigneur le "cens", une redevance fixe sur l'habitation et les terres. Au-delà, un petit nombre était tenu au versement annuel de lourdes rentes seigneuriales. Au XVIIe siècle, elles restaient une charge supplémentaire insupportable.

 

Entre juin 1676 et juillet 1680, des rentes seigneuriales impayées depuis trois à cinq ans ont été à l'origine de trois ventes judiciaires (40). Le tribunal avait autorité à instruire les dossiers et à exécuter les ventes aux enchères publiques et ses membres étaient à la dévotion du seigneur. Il comprenait :

- un procureur : il représentait le seigneur et présidait les audiences ;

- un avocat : il plaidait la cause du seigneur ;

- un prévôt (lieu de la Prévôterie) : il était le régisseur des biens du seigneur et procédait aux saisies et aux "vendues" quand besoin était.

En quatre années, les trois ventes judiciaires ont entraîné la réalisation de 10 ha de terre et des biens mobiliers de l'un des paysans défaillant.

 

Les terres frappées de rentes seigneuriales étaient en labour, faciles à négocier en juin ou juillet, quand elles portaient récolte. Elles représentaient 194 ha sur une surface totale de 682 ha, hors bois (41).

 

La surface moyenne des pièces en labour était de 0,70 ha et les plantes les plus cultivées étaient les céréales (blé, avoine et orge), le chanvre et le "pois gris", une variété de haricot.

 

       b) Le Bois Tillard donné à ferme aux seigneurs de Reux.

Au XVIIe siècle, le bois Tillard appartient à la couronne de France, plus précisément au fils aîné du roi Louis XIV, le Dauphin et duc de Normandie.

 

En janvier 1671, le Dauphin souhaite mettre un terme à l'exploitation directe du bois Tillard, il veut le donner en fermage au plus offrant. Pour ce faire, il fait arpenter le bois. A cette date, le bois Tillard est divisé en quatre parties égales et l'ensemble représente 30 ha (42).

 

Charles Marc de la Ferté, seigneur de Reux, a fait la plus forte enchère, il a été le premier locataire du bois Tillard (43).

 

       c) Projet de vente de la seigneurie de Reux.

Vers 1780, Jean de la Myre a fait établir un projet de vente du château, de la ferme et de terres proches, en tout : 211 ha. Le projet n'a pas été mis à exécution (44).

Dans le texte de présentation du projet, Jean de la Myre n'oublie aucun de ses droits et de ses titres, dont celui de patron de l'église de Reux. Le château, la chapelle, le parc avec ses avenues, ses belles promenades, ses fossés pleins d'eaux vives sont évidemment répertoriés, mais sans valeur estimée.

 

La ferme du château avec son pressoir est le lot le plus important. Viennent ensuite, dans cet ordre : l'herbage Calais avec sa tuilerie (près de la Touques), les bois et taillis pour 50 ha, la ferme d'Angoville de 44 ha, la ferme du lieu au Cerf, l'herbage des Brosses et des Monts Benze et, près du parc, "une très belle carrière renommée dans le pays".

 

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C - LES LIEUX DE CULTE ET LEURS DESSERVANTS.

 

       a) L'église Saint-Etienne.

 

Avec le don de Laurent Marc de la Ferté, seigneur de Reux, le Trésor de l'église acquiert le rétable de l'autel au nord, en 1665. Le rétable est orné d'un tableau de la Vierge à l'Enfant Jésus (45).

 

Ses desservants :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       b) La chapelle Bienheureuse Marie, ses desservants.

 

 

 

 

 

 


Reux est le berceau de la famille Bougard, un lieu de ce nom subsiste. Cette famille terrienne a compté de nombreux notables : gens d'église, avocats, militaires de carrière. A la fin du XVIIe siècle, Antoine Bougard, Major du Régiment de la Garde de Louis XIV, Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, a été anobli. Fait Ecuyer, il se disait "Sieur des Parcs" (56). Ses descendants, jusqu'à la deuxième génération, se sont montrés moins méritants, leur appartenance à la noblesse n'a pas été confirmée.
 

Entre 1780 et 1790, la paroisse de Reux était desservie par un curé et un vicaire de "comodité", pour une population de 300 "communians", contre 256 habitants en l'an 2000. Elle avait une Confrérie de Charité dite du Saint Sacrement.

 

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XVI ème siècle

Henri le Chambellan (28).

1569

Marie de Thieuville. Sur sa proposition, Jean Bougard, prêtre, prend possession de la chapelle Bienheureuse Marie.

1615

Jacques du Saussay. A proposé et obtenu la nomination de son fils , Antoine, à la cure de l'église Saint-Etienne (29).

X

Josué du saussay a succédé à son père (30).

1663

Laurent Marc de la Ferté. Mort sans enfant, il a légué au trésor de l'église Saint-Etienne une somme de 507 livres, dont 307 pour les pauvres et 200 pour l'achat d'un "contretable", un rétable (31).

 

La famille Marc de la Ferté est d'origine bourgeoise de Rouen et de noblesse incertaine. Elle tire son nom de terres possédées à la Ferté-en-Bray, en Seine-Maritime. Hauts fonctionnaires, ils ont exercé au gouvernement, à la justice et aux impôts de la Généralité de Rouen (32).

X

Charles Marc de la Ferté, neveu de Laurent (33).

X

Charles-François Marc de la Ferté, mort jeune, sans alliance (34).

1705

Marie-Anne Marc de la Ferté. Faite "Dame de Reux" à la mort de son frère. Elle a épousé Antoine de la Myre, le 3 avril 1705, il décèdera en 1747 (35).

 

Les de la Myre étaient comtes de Mory. Militaires de carrière, ils habitaient Paris.

1747

Jean de la Myre, cinquième fils d'Antoine. Il occupait la seigneurie à la Révolution (36).

...1866

La famille de Wissel, par héritage (37).

1866 à 1868

La famille Borel, acquéreur (38).

1868

La famille Ephrussi a acheté le domaine et l'a transmis aux Rothschild (39).

1511 - 1534

Guillaume de Missy, mort le 16 juin (46).

1594 - 1615

Thomas le Vallois, mort le 5 janvier (47).

1615 - 1657

Antoine du Saussay, présenté par son père, Jacques, seigneur de Reux. Il est décédé le 8 mai 1657 et a été inhumé dans l'église le 9 (48).

1658 - 1701

Marguerin Thiron, mort cette dernière année (49).

1717 - 1736

Jean Hurel (50).

1736 - 1777

Jacques Gisey (51).

1777 - 1791

X le Mercier (52).

1791 - ...

X Larsonneur (53).

1569

Pierre Tillée, mort cette même année (54).

1569

Jean Bougard. Proposé par Marie de Thieuville, seigneur de Reux, il a pris possession de la chapelle le 2 août (55).

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